Forestbase

Forestbase est un précurseur dont l'ambition est de montrer au monde la vraie valeur financière de la nature.
Production et consommation net-positive pour la biodiversité

Ville : Bruxelles

Province : Région de Bruxelles-Capitale

Projet par : Forestbase

Date d'inscription : Mar 2022

Le projet

Chez Forestbase, notre mission est de protéger toutes les forêts humides primaires partout dans le monde. La déforestation est une crise dans l’utilisation des terres induite par des incitants financiers. La nature est fondamentalement liée à la terre. La terre a un prix partout. Ceci implique que la nature est présente dans le système financier, mais avec un seul pied. Les forêts sont vendues pour leur valeur foncière, la valeur naturelle originelle en amont étant fixée à zéro. En d’autres termes, l’étiquette de prix attachée à la nature est beaucoup trop basse.

Chaque hectare est soumis à une concurrence économique : conservation vs agriculture vs bois vs autres enjeux. La conservation ne gagne presque jamais. Ensuite, il est courant que des forêts soit cadastrées en titres fonciers d’une superficie s’étendant à 100 000 hectares, qu’il est difficile d’acquérir. Il n’existe actuellement aucun prix de référence mondial pour les forêts et la demande dormante sur le marché n’a aucune conscience de leur intérêt. Il est courant que des propriétaires terriens locaux vendent leurs avoirs fonciers à des tarifs aussi bas que 25 €/hectare.
Forestbase est un précurseur dont l’ambition est de montrer au monde la vraie valeur financière de la nature. Nous acquérons des forêts primaires, toujours d’une superficie supérieure à 10 000 hectares, nous les protégeons et les mettons sur le marché en tant qu’actifs d’infrastructure naturels dans un cadre juridico-financier stabilisé. En déclenchant une dynamique de marché financier, nous pensons pouvoir atteindre un niveau de prix pour les forêts beaucoup plus élevé que celui qu’on observe actuellement. Nos modèles financiers, établis par une commission externe, montrent que ce niveau de prix peut dépasser les 10 000 €/ha, ce qui contraste fortement avec les 25 €/ha actuels.

Qui participe ?

La nature primaire :
l’enjeu économique de la conservation sur le terrain devient financièrement plus intéressant et de ce fait beaucoup plus résilient face à la concurrence de l’agriculture et du bois.

Les populations locales :
Des dizaines de millions de petites familles d’agriculteurs dans le monde possèdent une richesse dormante sous forme de nature primaire. Décadenasser cette richesse sur le plan financier leur donne du pouvoir.

Des pays entiers :
De nombreux pays possèdent une richesse dormante sous forme de nature primaire. Décadenasser cette richesse sur le plan financier leur donne du pouvoir sur la scène financière mondiale. Plusieurs pays valorisent aujourd’hui la nature à 0 € dans leur comptabilité nationale. Y fixer un chiffre avoisinant les 10 000 €/ha peut dégager des milliards, ce qui débouchera sur une nouvelle appréciation de leur patrimoine naturel.

Flux financiers favorisant la biodiversité

Financer l’écologisation:
En faisant du régime de propriété foncière une composante plus stable et en transformant les terres forestières elles-mêmes en actifs susceptibles d’investissements et de commerce, Forestbase introduit la nature dans la catégorie financière des actifs d’infrastructure. La présence de la nature dans cette catégorie jette des bases pour accroître la crédibilité et la légitimité de tout le marché des compensations.

Nous avons conçu notre programme de manière à rendre l’investissement dans la nature financièrement attractif, même pour ceux qui ne se préoccupent pas de la nature. De la sorte, nous pouvons mobiliser un maximum de ressources financières en faveur de la conservation.

Écologiser la finance:
Nous amenons la biodiversité directement sur les marchés financiers. Nous décadenassons de vastes forêts tropicales humides, dont le format juridico-financier est par nature indésirable et impossible à monnayer dans une perspective fiscale, de telle sorte que les institutions financières s’y intéressent. En agissant de la sorte, nous protégeons des forêts qui, sinon, risquent d’être vendues à d’autres fins que leur conservation.

Comment les critères de l’objectif sont-ils remplis ?

  • Nous permettons à des investisseurs d’investir directement dans les forêts primaires en tant qu’actif d’infrastructure
  • Notre point de mire est la conservation intégrale d’écosystèmes entiers, c’est pourquoi nous achetons des forêts d’une superficie toujours supérieure à 10 000 hectares.
  • La traçabilité de nos projets sera assurée par des moyens technologiques (vols de drones, images par satellite, caméras corporelles et dispositifs acoustiques).
  • ​Mais nous suivrons également l’évolution socioéconomique aux alentours des forêts que nous acquérons car nous considérons le bien-être des communautés comme un atout de conservation majeur.
  • Nous demandons à nos partenaires de confirmer que nos propos se tiennent uniquement dans un contexte de respect par rapport à l’échelle d’atténuation et qu’ils n’opèrent des compensations que pour ce qu’ils ne peuvent raisonnablement pas résoudre en interne.
  • Nous intervenons au cœur même de la déforestation et nous considérons les forêts originelles comme une infrastructure planétaire. En agissant de la sorte, l’impact de notre action est positif sur l’ensemble des 38 services écosystémiques (carbone, biodiversité, eau, pollinisation, érosion, qualité des sols, cycle eau-eau, …). Tout cela est bénéfique au climat et en accordant la priorité aux forêts primaires, nous travaillons sur des forêts dont le degré de résilience au changement climatique est supérieur à celui de zones reboisées. Nous pensons que les écosystèmes riches demeurent la réponse la plus importante au changement climatique, devant toute autre solution.
  • En faisant grimper la valeur des forêts primaires, nous réduisons la superficie mondiale d’hectares disponibles pour les terres agricoles, car beaucoup de parties commenceront à considérer la conservation comme préférable à l’agriculture lorsque nous aurons atteint un point de basculement. En agissant de la sorte, un incitant sera donné pour un rendement plus efficace des terres agricoles restantes.
  • Par la fixation d’une norme plus précise, nous voulons rendre plus stricte l’utilisation du terme « capital naturel ». ​

Bénéfices

Une valeur financière plus élevée pour la nature réduit la pression à la déforestation.
La déforestation étant majoritairement dictée par des incitants financiers, l’obtention d’un prix plus élevé par hectare de terres forestières est la clé pour redéfinir l’incitant économique qui motive l’économie de la déforestation. Nous porterons ces forêts sur les marchés financiers de façon à obtenir le premier prix de référence jamais établi par les marchés et visible au monde entier pour la forêt tropicale. Faire de la conservation l’affaire la plus intéressante sur le terrain pour chaque hectare est notre mission essentielle à long terme. Pour nos propres forêts, nous visons une possession démocratique via des listes d’échange en bourse et pour avoir monté 20 à 30 grosses affaires précédemment, nous croyons pouvoir influencer de façon significative la fixation des prix pour les terres de forêt primaire partout dans le monde. Nous voulons pousser les gouvernements à copier notre modèle. Nous sommes une entreprise économique d’un nouveau genre dans le domaine du financement de la conservation. Notre objectif à long terme est le prix mondial à l’hectare des forêts tropicales. Si nous parvenons à le faire grimper suffisamment haut, nous ferons en sorte que la nature soit traitée comme une richesse et, pour cette raison, qu’elle soit beaucoup mieux protégée par tous ceux qui la possèdent.

Décadenasser la valeur de la nature signifie dégager de la richesse pour celui qui la possède (familles, gouvernements)
En rapprochant sa valeur intrinsèque du prix réel du marché, notre intention est de dégager de la richesse pour des dizaines de millions de familles, voire des pays entiers sur la ceinture tropicale qui sont aujourd’hui propriétaires de forêts originelles. Ceci leur donne du pouvoir sur le plan financier et les libère du masque à oxygène issu de l’économie de la déforestation.

Une dynamique plus saine et plus efficace du marché des compensations
Amener la nature elle-même sur les marchés financiers de façon standardisée est la clé pour des marchés sains en matière de compensations. Pour réussir notre mission, nous ciblons de façon exceptionnelle le régime de propriété foncière, parce que nous pensons que c’est la principale faiblesse aujourd’hui sur les marchés des compensations. Nous ne parviendrons à une dynamique de marché saine que si l’actif (les terres forestières) et son produit (les services écosystémiques) sont publiquement vendus en bourse. Les marchés des compensations ne réussiront leur mission que s’ils obtiennent un prix à l’hectare plus élevé pour les forêts sur le terrain, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

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